Le grand médecin pour le COVID-19

grand médecin

Quel personnage biblique nous représente le mieux, en tant que société, en cette période du COVID-19 ?

Nous trouvons la bonne illustration dans l’Evangile de Luc (Luc 8 :43-48). Il s’agit de « la femme à la perte de sang » 

Pourquoi ce choix ?

Quand elle vient à Jésus pour la première fois, on nous dit au V43 qu’elle « avait une perte de sang depuis 12 ans et avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir »

Selon la loi, elle était impure et devait restée dans l’isolement (Lévitique 15 :19-33)

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Quelques remarques :

Premièrement, elle est isolée. Elle a dû observer une distance sociale pendant 12 ans ! Israël avait des lois au sujet des maladies contagieuses dans l’Ancien Testament et celles-ci la maintenaient à l’écart de la société normale. (« La femme qui aura un flux, un flux de sang en sa chair, restera sept jours dans son impureté… » Lévitique 15 :19)

Comme elle, nous sommes nombreux maintenant à être isolés, enfermés dans nos maisons, villes ou communes,  devenus des experts sur Zoom, sur whatsapp, Facebook. La distanciation sociale peut, sur le long terme, avoir un effet négatif sur notre santé mentale. Nous sommes créés pour avoir des relations par un Dieu de relations.

Deuxièmement, c’est la chose la plus importante, elle est malade. Cette femme perd son sang ; son corps ne fonctionne pas normalement. Dans la Bible (ancien testament), le sang est considéré comme « la vie » d’une personne (Lévitique 17:13–14). Ainsi nous avons le tableau d’une vie qui disparaît peu à peu, qui glisse doucement vers la fin. Là aussi nous pouvons faire le rapprochement avec notre situation. Même si nous ne connaissons personne atteint par le virus, le COVID-19 nous a confrontés à notre mortalité, nous mettant face à la vérité dérangeante que nous ne sommes pas invincibles. Nous sommes tous « saignés » dans ce sens métaphorique plus large ; nos vies s’éloignent progressivement.

Cette femme c’est nous. Malades, fauchés et isolés. Où aller ? Que faire ? Y a-t-il un espoir dans notre condition ? Suivons-la pour le savoir:

1. Jésus Christ est contagieux

La femme tend la main vers Jésus et découvre, étonnamment, que c’est lui qui est contagieux : « Elle s’approcha derrière lui et toucha la frange de son vêtement, et aussitôt son écoulement de sang cessa » (v. 44).

Quelle merveille : Elle ne le sali pas, c’est lui qui la rend propre. Elle ne lui transfère pas son impureté ; Jésus lui transfère sa pureté. Elle ne lui donne pas sa maladie ; Jésus lui donne sa plénitude.

L’évangile a souvent été appelé un « grand échange », dans lequel, en union avec Christ, il échange notre pauvreté contre sa richesse, notre méchanceté contre sa justice, notre rejet contre sa perfection, notre maladie contre sa plénitude de santé. De façon ultime, la croix et la résurrection sont le lieu où la condition du pécheur est rencontrée par la compassion du Sauveur.

“Christ échange notre pauvreté contre sa richesse, notre méchanceté contre sa justice, notre rejet contre sa perfection, notre maladie contre sa plénitude de santé” 

Notre Roi ressuscité est vivant, et il a, à la fois, la force pour aujourd’hui et l’espérance pour demain.

En tant que malades, fauchés et isolés nous pouvons tendre la main vers Jésus, nous confiant dans ses soins fidèles.

2. La puissance d’être connu

Mais Jésus ne s’occupe pas seulement de la maladie de cette femme ; il s’occupe aussi de sa solitude. J’aime la manière dont il l’appelle : « Qui est-ce qui m’a touché ? » (v. 45). Son but n’est pas seulement qu’elle soit guérie, mais qu’elle soit connue. Au début, elle est effrayée : « Quand la femme vit qu’elle n’était pas cachée, elle vint en tremblant » (v. 47) Elle a peur parce que tous ceux qui l’entourent sont sur le point de réaliser qu’ils doivent rentrer chez eux et prendre un bain (elle s’est pressée dans la foule). La seule chose qui est pire que de vivre dans l’ombre est d’être exposé au jugement et aux regards des autres.

Pourtant, comment Jésus répond-il ? « Ma fille, ta foi t’a guérie ; va en paix » (v. 48). Il l’appelle fille. C’est une expression de soin paternel. Jésus ne l’appelle pas « désagrément » ou « nuisance ». Il l’appelle « enfant ».

Lorsque nous nous approchons de Dieu dans la foi, il nous accueille non pas avec une conférence mais avec une étreinte.

Le but de Jésus est de faire de vous un enfant du Dieu vivant. En tant que malades, fauchés et isolés nous pouvons tendre la main pour recevoir la consolation et l’aide. Jésus vous appelle hors de votre cachette – non pour vous condamner, mais pour vous guérir. En substance il dit : Mon but n’est simplement de réparer votre vie, mais de vous amener dans la mienne.

3. Christ le grand médecin

Christ est notre Grand Médecin et cela constitue une identité puissante. Les médecins et les infirmières ont été ces temps-ci les héros les plus inspirants. Les travailleurs de la santé ont été au front pour prendre soin des malades et les blessés, sachant tous très bien le caractère contagieux du virus auquel ils sont confrontés. Ils ont couru le risque, dans cette guerre microbiologique, de contracter la maladie qu’ils cherchent à soigner.

Christ est le Grand Médecin, qui s’est approché pour nous soigner (les malades et les blessés). Il savait à quel point notre maladie était contagieuse, et pourtant il est venu. Il est venu en sachant qu’absorber notre affliction était le seul remède.

« Jésus savait à quel point notre maladie était contagieuse, et pourtant il est venu en sachant qu’absorber notre affliction était effectivement le seul remède. »

 À la croix, il est venu sous la malédiction de notre condition, le médecin prenant en charge la situation de son patient, pour porter notre maladie jusqu’à la tombe et l’y enterrer. Mais la mort n’a pas pu le retenir. En tant que Roi ressuscité, il apporte maintenant la communion avec Dieu à ceux qui le reçoivent, et il apportera une nouvelle vie à toute la création.

Christ est le Grand Médecin, qui a pris notre maladie en charge pour nous guérir et nous rendre sains. Comme la femme souffrant d’hémorroïdes, nous sommes invités à tendre la main à Celui qui s’est rapproché, qui nous tend déjà la main.

Source :

 

Commission spirituel AMC

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(4) Comments

  • serge 8 août 2020 @ 11:22

    cet article est ……………….

  • ferriote 8 août 2020 @ 11:28

    infact, we like this article and it is really inspiring

  • alex 8 août 2020 @ 11:31

    je suis etudiant

  • Charles Nunda 8 août 2020 @ 12:06

    C’est très édifiant…
    Merci beaucoup 😍😍😍

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